LOS ANGELES

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Los Angeles est, depuis 1965, date à laquelle elle a dépassé Chicago, la deuxième ville des États-Unis. C’est un véritable «problème géographique».

Dans cette ville désarticulée, mécanisée, il n’y a pas un centre urbain mais une pluralité de petits centres. À l’origine, on avait conçu une centaine de «quasi-villes», liées entre elles par des voies de communication rapides. Il en existe une quarantaine. Les industries ont tendance à rejoindre les résidences et à se présenter également en éléments morcelés. Il en va de même pour les plantations et les cultures maraîchères, qui occupent des morceaux d’espace à l’intérieur même de la ville et qui sont progressivement grignotées par les lotissements. Pour payer le terrain moins cher, les nouveaux habitants vont s’installer sans cesse plus loin, persuadés – ce qui ne manque jamais de se produire – que, plus tard, l’autoroute viendra jusqu’à eux. Malgré les tentatives récentes pour essayer de faire surgir un centre principal, on peut se poser la question: est-ce encore une «ville» ou un espace du futur, une «zone urbanisée» qui préfigure ce que deviendront, d’ici à quelques décennies, la plupart des grandes agglomérations du globe?

Les facteurs du développement

Los Angeles est située dans cette Californie du Sud, proche du Mexique, où subsistent certaines traditions espagnoles; comme le prouve son nom – Notre-Dame-Reine-des-Anges, Nuestra Señora la Reina de los Ángeles , dont il est resté Los Angeles – elle est issue d’un établissement espagnol de 1781. Le village fondé sur un rétrécissement de la rivière Los Angeles, qui permettait l’irrigation, devint tout d’abord le centre d’un bassin agricole, fertile dès que l’on disposait d’eau pour l’irrigation. Coupée de l’intérieur par la montagne et le désert Mohave, la ville a grandi sur un paysage de «steppes» au climat naturel lumineux (moyenne de l’année: 17,3 0C; précipitations: 383 mm par an, mais cinq à six mois de sécheresse). Les quartiers se sont étendus sur les terrasses sableuses, semées de broussailles et dominées par des collines aux versants assez raides qui accidentent encore l’espace urbain et le coupent, comme les collines de Santa Ana, parallèles à la côte nord-ouest - sud-est, et les montagnes de Santa Monica et de San Gabriel, qui ferment le site urbain au nord.

À l’origine, ce sont les liaisons avec l’intérieur et le reste des États-Unis qui ont déterminé les grandes étapes de la croissance. Déjà, une piste espagnole avait mis en liaison le premier établissement avec l’intérieur. Après le traité de 1848 avec le Mexique et la reconnaissance, en 1850, de la Californie comme trente et unième État de la Fédération, les liaisons se développent. Il faut attendre 1876 pour que le premier transcontinental, le Southern Pacific, y parvienne et, en 1882, la liaison est terminée avec le sud des États-Unis et La Nouvelle-Orléans. Un peu plus tard, un second transcontinental, passant par Santa Fé et en provenance de Chicago, atteint la région (1885). Ainsi Los Angeles devient une ville ouverte et accessible, à une époque où une ardente propagande vante les heureux effets de son climat sur la santé. Les liaisons parallèles à la côte du Pacifique viennent alors parfaire le carrefour de circulation: San Francisco est atteinte, en 1902, par la route.

Mais cet éloignement eut également des conséquences favorables: les habitants du sud de la Californie furent très tôt conduits à se suffire à eux-mêmes et leur équipement industriel fut précoce (construction de la première aciérie en 1893). Avec la découverte du pétrole, le développement industriel prit son essor. Les ressources pétrolières, s’ajoutant au climat exceptionnel, constituèrent deux puissants motifs d’attraction. Mais Los Angeles fut, en outre, favorisée par sa situation sur la deuxième grande façade océanique qui a pris, depuis la Seconde Guerre mondiale, une importance primordiale dans la politique économique et stratégique des États-Unis.

La population

En 1870, on ne comptait encore que cinq mille sept cents habitants et plusieurs petites villes voisines étaient plus importantes que Los Angeles; mais, grâce aux chemins de fer, aux initiatives de la Chambre de commerce, organisant de véritables campagnes publicitaires dans les hôtels et les bibliothèques des grandes villes de l’Est, vantant le climat inégalable du Sud californien, l’essor fut rapide, et l’on comptait, en 1890, cinquante mille habitants. Les découvertes pétrolières de 1892-1896 firent passer cette cité à cent mille habitants à la fin du XIXe siècle. Par la suite, sa population n’a cessé d’augmenter, passant successivement de deux millions d’habitants vers 1935 à quatre millions en 1953, pour atteindre six millions en 1960.

Depuis 1965, Chicago a été dépassé et Los Angeles est maintenant deuxième après New York. L’agglomération comptait, en 1990, 11 000 000 d’habitants; la ville seule, 3 200 000. Entre 1970 et 1980, l’accroissement de la population était de 6,2 p. 100 pour l’agglomération et de 5,5 p. 100 pour la ville. Le rythme de l’immigration s’est nettement ralenti par rapport aux années cinquante et soixante, où les immigrants arrivaient de toutes les régions des États-Unis, et surtout du Sud-Ouest central et des plaines (Arkansas, Louisiane, Texas, Oklahoma); ils ont été remplacés par des immigrants originaires du Mexique (qui affluent à l’heure actuelle illégalement) et de plus en plus des républiques d’Amérique centrale (Salvador, etc.). On compte ainsi plus de trois millions et demi d’hispanophones: Los Angeles est devenue, après Mexico, la deuxième ville hispanique du monde. En 1992, les «Chicanos» constitueraient même la majorité de la population de la ville selon les estimations actuelles. C’est l’attraction de la prospérité: les deux tiers de la population sont désignés comme ayant un rang social moyen, un cinquième un rang social élevé, et il n’y a guère que 15 p. 100 de relativement défavorisés. Pour les revenus moyens, elle occupe le deuxième rang aux États-Unis, après la capitale, Washington.

Les caractéristiques du territoire urbain

Deux fois plus étendue que Chicago, dix fois plus étendue que Boston, trois fois plus étendue que l’ancien département de la Seine, voilà quelques comparaisons éloquentes: Los Angeles se développe sur 150 kilomètres environ du nord-ouest au sud-est.

Le cœur espagnol subsiste avec son plan géométrique de quadrillage orienté nord-est-sud-ouest; le plan américain mis en œuvre ultérieurement suit aussi le quadrillage géométrique, mais d’orientation nord-sud. Certaines rues ont 30 kilomètres de longueur. L’ensemble est coupé par une grande diagonale à peu près parallèle à la mer, qui débouche sur le col de Freemont et ouvre aux quartiers urbains le passage nord. Parmi cette géométrie de basses villas, entourées de pelouses et de jardins, où les palmiers sont nombreux et les parcs magnifiques, les collines, encore couvertes par leur végétation naturelle, coupent les constructions; elles sont peu colonisées, sauf sur les pentes en contre-bas. Hollywood occupe précisément le versant sud de la colline de Santa Monica, qui coupe la ville au nord.

L’ensemble est monotone: quelques grands immeubles, n’excédant guère une vingtaine d’étages, se rassemblent autour du centre historique; d’autres sont éparpillés dans la ville: ils renferment des bureaux, des hôtels, une partie du centre est dégradée et occupée par une population noire (Watts). Le tissu urbain est troué de terrains vagues et complètement quadrillé par un système d’autoroutes, dont les premières ont été construites après le plan mis en vigueur en 1947. Actuellement, l’automobile est reine: on compte environ une voiture pour deux habitants (le taux le plus élevé du monde); parmi ceux qui viennent travailler dans le centre, sept personnes sur dix circulent en voiture. Les autoroutes, les garages, les parkings sont innombrables. Dans une telle ville, la «cité sur roues», les transports publics sont sacrifiés; la circulation automobile est prospère; c’est le plus grand marché de voitures d’occasion du monde et les autoroutes quadrillent la ville.

Le caractère spécifique de la croissance de Los Angeles ne va pas sans poser de sérieux problèmes. Les difficultés dues aux distances et à la civilisation écrasante de l’automobile ne sont pas seules en cause; il faut y ajouter de dramatiques besoins en eau, une pollution atmosphérique qui, les jours où l’air est calme, recouvre la ville d’une brume grise, le smog, détruit les bienfaits légendaires du climat, l’échappement des gaz des moteurs s’ajoutant aux fumées de raffineries et de nombreuses usines.

Les activités industrielles

La plus célèbre activité est le cinéma. Le monde entier connaît Hollywood, ses fastes, ses vedettes, ses scandales et ses films, qui donnent de la vie américaine l’image la plus sophistiquée et la plus fausse. C’est entre 1913, où Cecil B. de Mille loua une grange pour tourner ses premiers films, et 1920 que tous les producteurs se ruèrent vers la Californie méridionale. Les neuf dixièmes du personnel travaillant dans l’industrie cinématographique aux États-Unis sont concentrés dans ce district, mais la concurrence de la radio et surtout celle de la télévision ont déclenché une période de crise, et, malgré les efforts faits dans ce dernier domaine, en utilisant les équipements et la concentration de talents que l’on trouve sur place, il y a une crise: on «tourne» ailleurs et une partie des plus célèbres studios a été rachetée par les Japonais.

D’autres industries, pour être moins spectaculaires et moins renommées, ont un dynamisme économique plus assuré. Le développement local de la production de pétrole, l’utilisation du gaz naturel depuis 1913, et l’importation du gaz naturel, transporté par tout un réseau de gazoducs du Nouveau-Mexique et du Texas, ont permis la concentration de sources d’énergie efficaces et relativement bon marché. Une puissante industrie pétrochimique s’est développée. L’électricité est elle-même abondante: elle est produite en partie par les grandes usines hydroélectriques adjointes aux barrages construits dans des montagnes souvent lointaines, en partie (deux cinquièmes) en utilisant le gaz naturel. Pour les années à venir, on compte sur le charbon et les schistes des montagnes Rocheuses, ainsi que sur le pétrole mexicain.

La situation d’isolement de Los Angeles a favorisé l’essor de toutes les industries fabriquant des moyens de transport. Les constructions navales y ont des chantiers importants. Los Angeles abrite le deuxième centre de montage d’automobiles après Detroit; une partie des moteurs viennent encore des grands centres industriels de l’Est. Les activités aérospatiales (avions, missiles...) sont les plus importantes avec l’informatique et l’électronique. Elles font de Los Angeles le premier centre de haute technicité des États-Unis. Les constructions aéronautiques ont été favorisées par les besoins militaires et par un climat qui a souvent permis de travailler à ciel ouvert; nées en 1906, elles se sont développées après la Première Guerre mondiale et, depuis 1937, la Californie occupe le premier rang aux États-Unis pour la production aérospatiale. La Seconde Guerre mondiale a déterminé un nouvel essor et, après une crise de reconversion et d’adaptation, l’industrie aéronautique est solidement implantée. L’intégration est complète depuis la production d’acier et d’aluminium jusqu’à la fabrication des moteurs et au montage. Beaucoup d’opérations se font dans des usines séparées.

Les compagnies Lockheed et Northrop possèdent leur centre de décision sur place. Cette industrie est implantée autour de Los Angeles, à Palmdale, Burbank, Santa Monica, Long Beach et à San Diego (ville de plus d’un million d’habitants, en rapport d’affaires avec la métropole californienne). Favorisées par ces activités se sont développées plusieurs industries annexes: l’électronique, le caoutchouc synthétique, la fabrication des pneumatiques, celle des missiles. L’industrie spatiale est particulièrement active à Long Beach et Palmdale (où fut construite la navette Columbia) qui bénéficient du tiers des contrats de la N.A.S.A. Pour toutes ces industries de constructions mécaniques, il fallait une base sidérurgique solide: à partir de 1893, elle s’est accrue régulièrement avec les nouveaux besoins.

Les industries alimentaires sont également très importantes, grâce à l’abondance de la production locale: le conditionnement du lait et la fabrication de laits secs et de laits en poudre, les conserves alimentaires et les jus de fruits, la préparation de la viande, le séchage des abricots et des pêches, des prunes, du raisin, la mise en place de nouveaux procédés de conservation par congélation et de diffusion grâce à un équipement en chaîne du froid, les conserves de poisson, les minoteries, les sucreries, les brasseries. Quelles sont les industries alimentaires qui ne fleurissent pas, favorisées à la fois par la consommation locale de plus en plus abondante et par l’exportation vers les autres régions des États-Unis?

C’est également l’existence de ce double marché qui a permis les progrès de la chimie: à la pétrochimie s’ajoute l’utilisation d’autres ressources locales (potasse, brome, sel, différents minerais métallurgiques des montagnes de l’Ouest...), l’importation des huiles végétales et les fabrications diversifiées qui en découlent: savon, parfum, vernis, peinture, engrais, insecticides. Grâce aux importations de bois venant du nord-ouest des États-Unis, la papeterie – entraînant à sa suite l’impression, qui a fait de grands progrès –, la fabrication des meubles, la construction des villas préfabriquées en bois... sont prospères. Citons encore les industries du cuir, la fabrication des chaussures.

Au total, en 1990, 900 000 personnes sont employées dans les industries, dont plus de la moitié en dehors de la ville centrale. Cela représente 45 p. 100 de l’emploi industriel de toute la Californie et plus de 24 p. 100 de l’emploi total de Los Angeles. Si l’on ajoute le secteur de la construction, on peut dire que 27 p. 100 de la population est employée dans le secondaire, contre 24 p. 100 dans les services, 23 p. 100 dans le commerce et 13 p. 100 dans les administrations. Autre preuve de dynamisme: la ville continue à créer plus d’emplois que n’importe quelle autre métropole des États-Unis, dans tous les domaines de l’activité économique. Les principaux quartiers industriels sont localisés le long de la rivière Los Angeles, au sud-est de la vallée du San Fernando, près des installations portuaires de San Pedro, et suivant les axes de circulation entre le port et le centre de la ville. Mais de nombreux noyaux industriels sont isolés dans les faubourgs, car certaines industries, comme l’aviation, ont recherché de vastes terrains à bon marché; les autoroutes facilitent les déplacements; beaucoup d’industriels veulent se situer à proximité de la main-d’œuvre, au voisinage des nouveaux quartiers de résidence, et certaines petites villes spécialisées ne sont qu’industrielles, comme par exemple Vernon, à 3 km à l’est du centre.

L’emprise locale et régionale

Los Angeles, grande métropole, exilée au bord de l’Océan, séparée du reste des États-Unis par un environnement de déserts et de montagnes peu hospitalier, exerce cependant un rayonnement considérable.

Elle est tout d’abord le centre d’une véritable oasis, qui s’est développée grâce à l’irrigation systématique poursuivie depuis les années 1910; vergers d’agrumes, cultures maraîchères couvrent toutes les terres que l’eau peut atteindre. Mais, parallèlement, la ville a grignoté le centre de l’oasis et les nouveaux quartiers s’implantent parmi la verdure, tandis que la grande banlieue déborde sur les franges du désert Mohave. Pour trouver l’eau nécessaire à cette expansion, il a fallu réaliser de véritables miracles: tout d’abord utiliser les rivières et les nappes phréatiques locales; puis implanter de grands lacs artificiels à 400 kilomètres de là, dans la Sierra Nevada (avant 1913); enfin construire des barrages gigantesques sur le Colorado (depuis 1931), qui fournissent à la fois l’eau et l’hydroélectricité. Le California Aqueduct, réalisé en 1970, alimente en eau toute la Grande Vallée et le bassin de Los Angeles (plus de la moitié de l’eau transportée, soit plus de 3 milliards de m3 par an).

Une grande partie de l’activité de Los Angeles repose sur son port artificiel, construit à San Pedro; son trafic annuel de quelque 75 millions de tonnes est le troisième des États-Unis. Les sorties (pétrole et produits pétroliers: la moitié du trafic total; conserves, poisson, coton, en diminution; produits chimiques et produits des constructions mécaniques ou électriques en expansion) sont devenues moins importantes que les entrées (59 p. 100 du trafic: bois – deuxième rang dans le trafic –, minerais, huiles végétales). Malgré les installations portuaires industrielles puissantes, les raffineries de pétrole de plus en plus considérables, le port de pêche traditionnel maintient sa place à côté d’un port de plaisance où les bateaux des milliardaires californiens ne manquent pas. Outre les liaisons avec les territoires côtiers du Pacifique américain, les échanges sont nombreux, notamment avec le Japon et Taiwan.

Bien que la capitale politique de l’État de Californie soit Sacramento, Los Angeles joue le rôle de capitale régionale qui, pour son ravitaillement en eau, en matières premières minérales, en produits agricoles nécessaires à ses industries, fait largement appel à tous les territoires du Sud-Ouest montagneux, à la grande vallée californienne méridionale, tandis que – surtout depuis 1941 – la tendance exportatrice de ses industries s’affermit (en particulier autos, avions, conserves alimentaires, produits chimiques). Ainsi, par la puissance de ses capitaux et de son organisation, les progrès de son développement économique, Los Angeles rivalise sérieusement avec San Francisco comme capitale de l’Ouest pacifique américain. Elle se pose même également en rivale de New York, qu’elle a dépassée comme capitale commerciale du pays. Elle est devenue, au cours de ces dernières années, grâce à l’importance stratégique prise par le Pacifique, une grande métropole mondiale.

Los Angeles
conurbation de Californie (È.-U.), sur le Pacifique; 3 485 390 hab. (aggl. urb. 7 818 000 hab.). Grand centre comm. et industriel: aéron., cinéma (dans le fbg Hollywood), pétrochim., électron., automobile, constr. méca., sidérurgie. La pollution atmosphérique est forte. Les diverses communautés (Européens, Latino-Américains, Noirs) s'affrontent parfois.
Archevêché catholique. Université (UCLA). Musées. Siège des J. O. de 1932 et 1984.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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